Anaëlle Roulet a retrouvé la flamme

Article publié le Mardi 12 Septembre 2017 à 10h18
Mise à jour le Mardi 12 Septembre 2017 à 10h19


Anaëlle Roulet a retrouvé la flamme

La Yonnaise de l’équipe de France handisport, pas loin d’arrêter après des Jeux décevants, a retrouvé la motivation et l’ambition, avant les Mondiaux organisés à Mexico.

Sous le soleil nazairien, Anaëlle Roulet enchaîne les longueurs. Comme toujours depuis son entrée en équipe de France, en 2011, la nageuse de La Roche natation prépare au mieux les championnats du monde prévus à Mexico du 29 septembre au 9 octobre.« Je n’ai pas vraiment le choix. Cyril Bourdeau, l’entraîneur de l’équipe de France vit ici et nous avons ainsi à notre disposition un bassin de 50 m. Les conditions sont bonnes », explique celle qui a donc près de trois semaines en Loire-Atlantique (7-25 août). À 21 ans, la Vendéenne fait partie des plus anciennes de cette équipe de France qui comptera six représentants au Mexique. Derrière Elodie Lorandi, capitaine et future retraitée internationale.« C’est surprenant car il y a encore deux ans, j’étais la petite dernière. » Pas question pour autant de se mettre plus de pression que ça.« Je réponds aux interrogations des nouveaux mais je ne me considère pas du tout comme la grande sœur ou la guide. Surtout qu’il n’y a pas une si grande différence d’âge avec les nouveaux. »

« J’ai failli arrêter »

Ce renouvellement des têtes lui apporte un peu de fraîcheur. En effet, Anaëlle Roulet (classe de handicap S 10) a consacré son début de saison a digéré des Jeux paralympiques de Rio plutôt décevants. Médaillée de bronze sur 100 m dos à l’Euro 2016, l’étudiante en ergothérapie espérait confirmer lors du rendez-vous planétaire. En vain.« Avant les Jeux, j’ai connu quelques problèmes à l’Insep où je m’entraîne depuis près de deux ans, reconnaît-elle.Du coup, j’ai ressenti un peu de jalousie une fois que j’ai réussi les minima pour les Jeux. Je ne l’ai pas bien vécu et cela m’a un peu plus pesé que je ne l’imaginais aux Jeux. » Le retour de Rio fut délicat.« J’ai vraiment failli arrêter. » Finalement, Anaëlle Roulet repart. Toujours à l’Insep.« J’ai fait abstraction de certaines choses, je vis ma vie sans me soucier des autres. » Le fait de suivre ses études à l’extérieur du temple du sport français lui offre aussi des bouffées d’oxygène importantes. Sa vraie reprise s’est déroulée en janvier.« Quand mon entraîneur, Eric Braize, a vu ma motivation en novembre, il m’a conseillé de prendre mon temps , développe la nageuse.Au bout de quatre mois, la nage et la compétition me manquaient. » Depuis le début d’année, Anaëlle Roulet a retrouvé le plaisir et le goût de l’effort. Ses semaines d’entraînement ont aussi subi quelques modifications.« J’ai accentué le travail physique. Je m’entraîne dans l’eau une fois par jour, généralement le matin, et je fais de la musculation et du cardio l’après-midi. » La méthode fait ses preuves. À Mexico, aux championnats du monde, Anaëlle Roulet sera alignée sur 50, 100 m nage libre et 100 m dos.« Je ne me mets pas de pression par rapport à la nécessité absolue de monter sur un podium ,prévient-elle.Je veux surtout retrouver le plaisir et nager vite. Les bonnes choses arriveront ensuite. »

Julien SOYER.

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